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A l'Ecart du Monde (1963-1979)Washington, Epalinges, Washington, La Tour-de-Peilz
Visson dans la presse artistique:coupures de presseMichel Thévoz, dans Outside, catalogue d’exposition, Musée cantonal des beux-arts, Lausanne, 1976, et « Outside », ABC Verlag, Zurich, 1980, p.106 « [Visson] n'aime pas les visages habités. Il n'aime pas les visages à nom propre, sexe, état civil, profession et mimique sociale(...) C'est bien pourquoi sa peinture est une machine à "dé-visager" : à faire exploser la façade physionomique, à libérer les yeux, les nez, les bouches, comme on libère l'énergie d'une matière instable. » Marcel Brion de l’Académie Française, Catalogue d’exposition, Galerie Motte, 1 – 18 février 1972 «… [Il y a] Une résolution peut-être inconsciente, mais chargée d’une forte intensité et volonté, de ne tenir aucun compte de ‘ce qui se fait’ (…) il y a treize ans déjà …[depuis] les premières peintures de Philippe Visson … nous [ont] persuadés … que ce très jeune garçon allait devenir—était en fait—un artiste important. …Le mélange de sévère rigueur et d’impulsions, fougueuses qui modelait sa sensibilité et son intelligence traçait en lignes que l’on ne peut méconnaître la courbe de son destin de peintre. (Si jamais destin fut imposé et dirigé par ce qu’il y a de plus unique en chacun, le sien le fut peut-être plus que celui de quiconque.) René Berger, ancien directeur du Musée cantonal à Lausanne et président de l’Association internationale de Critiques d’Art, Catalogue d’exposition, Galerie Motte, 1 – 18 février 1972 « L’expressionnisme nous a pourtant familiarisés depuis longtemps avec les déformations. Mais, chez Visson, ce n’est pas de déformations qu’il s’agit. L’ ‘image à répétition’ qui sort de son pinceau ignore d’entrée de jeu le miroir dans lequel nous ajustons nos formes. (…) notre sauvagerie s’avoue hors de tout apprêt (mais n’est-ce pas celle qu’on devine dans les journaux, é l’écran de télévision, et qu’on ne voit jamais ?). moderne sauvagerie des primitifs que nous sommes. » Arnold Kohler, Tribune de Genève, 6 février 1972 « De surcroît, chose paradoxale, cette peinture de désordre étrangère à toute logique, n’est pas dépourvue d’une cohérence secrète… Pas un tableau de lui qui ne soit à la fois somptueux et vertigineux, qui ne témoigne d’une passion incontestable comme le tourbillon qui happe la nageur, l’entraînant vers les abîmes d’un monde inconnu.» M. Sch., L’Impartial, 18 avril 1972 «Les paysages de Philippe Visson (...) sont jetés sur la toile avec une frénésie de couleurs et de formes carnavalesques dignes d'un esprit enfantin encore à l’abri des paralysies engendrées par les critères de l'enseignement.» Michel Thévoz, « L’IDENTITE ET SES VISAGES », Musée des beaux-arts de Lausanne, 4 mars – 1 mai, 1977 Catalogue d’exposition « Il semble même parfois que Visson ait délégué l’initiative à la main, aux touches de peinture disposées rythmiquement sur la toile, en laissant les physionomies émerger d’elles- mêmes, sans céder à leur appel, en les fixant à un stade d’indétermination tel qu’on ne sait si elles existent effectivement dans la peinture, ou si elles ne procèdent pas de notre propre hallucination. (…) Il s’agit à proprement parler d’une schizo-analyse de la physionomie au terme de laquelle les visages désintègrent… » BiographieL’Illustré, No. 30, 24 juillet 1996, pages 34 – 37, Françoise Boulianne, photos Christian Rochat : « C’est ainsi que le jeune homme se retrouve au Beau-Rivage à Lausanne. (…) Que ce soit à Lausanne, à Paris ou à New York, il boit trop. Et quand il boit, il ne crée rien. (…) Arrive ce qui devait arriver. Une terrifiante crise de delirium qu’aucun dernier verre ne parvient à endiguer. Visson s’arrête de boire par lui-même en 1963 à Washington, avec une courte rechute en Suisse en 1971. Son père prend sa retraite à Lausanne, où la famille réside d’abord au Beau-Rivage et en suite dans une vaste villa d’Epalinges. Après les mondanités de Washington, la café society de New York, et la scène culturelle de Paris, Visson vie dans une réclusion relative. Il entreprend une production d’une œuvre, jeûnant et souvent passant 48 heures d’affiler à peindre. Il ne montre à personne mis à part les critiques d’art tels que Jean Leymarie et René Huyghe, René Berger et Michel Thévoz. Quand l’un des critiques envoie un galeriste, Visson récalcitrant, se laisse convaincre d’exposer. Galerie d'images:A l'écart du mondePrincipales expositions :
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